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    September 30

    NOUVEAUX LIVRES SUR LES BRF


    Bonjour !

    C'est avec joie que nous vous annonçons la sortie le 9 novembre 2007 dans toutes les librairies, fnac.... de notre ouvrage consacré aux BRF :

    "De l'arbre au sol, les Bois Raméaux Fragmentés"

    Vous trouverez une souscription mise en place par l'Editeur (Edition du Rouergue) et qui est valable jusqu'au 29 octobre 2007, à cette adresse : http://dl.free.fr/getfile.p?file=/8Frbewri/BRFsouscription-okd%C3%A9f'.pdf
    N'hésitez pas à faire circuler l'info aux personnes susceptibles d'être intéressées !

    Merci à tous ceux qui ont collaboré à l'écriture de ce livre et à ceux qui ont directement contribué :
    Jean Claude Tissaux (préface), Daniel Henry, Olivier Barbié, Konrad Schreiber, Benoît Noël, Jean André, Bernard Mercier, Sylvain Houlier, Jacques Hébert, Alain Canet, Fabien Liagre, Jean Marie Lespinasse et Dominique Mansion.


    Quelques rendez vous liés au sujet où nous serons présents :


    Le 14 octobre : 5 ème journée des plantes rares à Ordan Larroque (Gers)
    Nous présenterons les BRF et la souscription de notre livre en compagnie de l'Association Arbre et paysage 32 http://www.arbre-et-paysage32.com
    Renseignements au 05.62.64.54.62 ou par mail à info(at)coeurdegascogne.com


    Le 20 octobre : Forum Interrégional des BRF à Figeac (Lot)
    Nous participerons aux débats et rencontres lors de cette journée clé qui regroupera de nombreux spécialistes des BRF. Cette journée est organisée par l'Association AVEBRF de Jacky Dupéty qui vient également de sortir un ouvage sur le sujet : "BRF, vous connaissez ?" aux Ed. de Terran, où il décrit ses 4 années d'expériences. Complémentaire de notre livre il s'inscrit aussi dans une démarche de communication et support pour que chacun puisse comprendre et utiliser du broyage de branches.
    Lors de ce forum seront présents Claude et Lydia Bourguignon, Daniel Henry, Edmond Zongo, Philippe Vuarin...tous les détails en téléchargeant le dépliant ici : http://dl.free.fr/getfile.pl?file=/16yQANJ8/Forum_Figeac_oct.pdf
    Renseignements et inscription (gratuite) au 05.65.35.37.59 ou 06.84.65.08.75 ou encore par mail à leolagrange46(at)orange.fr ou dupety.family(at)wanadoo.fr

    Les 24 et 25 octobre : 2èmes Rencontres Nationales de la Haie Champêtre à Mellle (Deux Sèvres)
    Nous serons à votre disposition en compagnie de Sylvain Houlier, fondateur du Collectif Sylvagraire Poitou/Charentes Limousin, sur un stand thématique BRF installé au Village de la haie et de l'arbre champêtre (accès libre et gratuit).
    Le 25 au soir, sont prévues des projections videos avec nottament :
    - BRF, une perspective d'avenir (12 mn) de Marc Antoine Deprat et sébastien Girard
    - Le festin du sol, une petite histoire de bois raméal fragmenté (extraits) de Fredéric Gana et Tiffen Hervouët (Chemin Faisant)
    - Le BRF et l'aggradation (6mn) de Benoit Noel et Pascal Frenay
    Programme et modalités détaillées de ces rencontres disponoible sur le site de l'Association Française Arbres et Haies Champêtres : http://www.haie-champetre.fr


    Avec nos sentiments les plus verdoyants !

    Eléa Asselineau et Gilles Domenech


    Vient de paraitre également "BRF, vous connaissez ?" par Jacky Dupéty aux Editions de Terran. 128p. Ce livre retrace les 4 années d'expériences d'un agriculteur sur les Causses du Quercy dans le Lot. Plus d'infos : http://www.terran.fr
    February 26

    Les jardins de BRF

    Voici notre site dédié au Bois Raméal fragmenté, cet or brun extraordinaire qui régénère la planète !
     
     Voici un magnifique texte de Céline Caron, simple citoyenne consciente et engagée, il résume toute ma pensée, bonne lecture à toi citoyen du monde !
     

    FAIRE DES LIENS AVEC LA NATURE ET CE QUE

    NOUS MANGEONS

    Bientôt près de 7,000,000,000 d'humains respireront le même air qu'au début de la naissance de l'humanité.

    Bientôt près de 7,000,000,000 d'humains boiront la même eau qu'au début de la naissance de l'humanité.

    Tout ces humains dépendent pour leur survie de l'humus qui a commencé à se former il y a 60 millions d'années. Et tous les êtres vivants sur cette planète dépendent de l'écosphère, une bulle de vie évoluant dans l'univers.

    Et l'humus dépend des arbres feuillus climaciques qui sont apparus il y a 60 millions d'années sur cette planète et du cycle de l'eau. Nous dépendons d'une communauté d'êtres vivants qui elle dépend d'autres communautés d'êtres vivants. Nous sommes tous sur un même vaisseau dont le but est de propager et entretenir l'existence de la vie.

    La plupart des humains passent toute leur vie sans voir, entendre, goûter, sentir le monde dans lequel ils vivent, le monde qui a été créé et a évolué pour eux. Les citadins, du moins les humains non impliqués dans la production de la nourriture, ne savent plus faire des liens autrement que sur l'ordinateur. Quand il pleut, ils se plaignent pour leur personne mais qui pense aux abeilles qui ne peuvent faire leur travail de pollinisation à moins de 10¤C? Par contre, les bourdons sortent jusqu'au point de congélation. Et quand on voit les immenses coupes forestières qui laissent le sol nu et avec d'énormes sillons, qui pense au cycle de l'eau? Pense t-on à la source d'eau en ouvrant le robinet? A la fosse septique en vidant l'évier? Et où vont nos ordures? Pire, y a t-il un individu qui fait le lien entre le sol agricole et la forêt feuillue?

    Les civilisations et les religions ont placé l'être humain (pour ne pas dire "l'homme") au sommet de la création. Tout dans l'écosphère (l'atmosphère, l'hydrosphère, la lithosphère et la biosphère) est relié et inter relié, tant dans le sens évolutif de la planète que dans le sens fonctionnel. Les cellules de tous les êtres vivants sont fabriquées des éléments de l'air, de l'eau et du sol qui tous partent de l'énergie vitale. La composition de l'eau de mer est maintenue par des organismes qui stabilisent l'atmosphère. Les plantes et les animaux forment la pierre à chaux dont les sédiments composent nos os. Notre sang et l'eau de la mer sont consanguins. Les divisions que l'être humain a fait entre le vivant et le non vivant, le biotique et l'abiotique, l'organique et l'inorganique sont artificielles, non seulement fausses mais nuisibles.

    La réalité du monde n'est pas l'être humain et "les autres choses". Non plus que la terre soit une machine dont les secrets sont fragmentés en parties. C'est un écosphère inter relié et d'une merveilleuse créativité. La signification du mot "éco" est "maison" et "écosphère" est la maison d'où vient la vie et dans laquelle toutes les formes de vie existent. L'exploration spatiale nous a ouvert sur l'univers; elle nous a permis de voir la Terre comme un bijou bleu qui flotte dans une immense mer d'étoiles et de planètes.

    Les écosystèmes locaux et régionaux font partie de l'écosphère de laquelle la vie est venue et continue de venir.. C'est à nous de comprendre l'enveloppe vivante et le corps de la Terre composés d'eau, d'air et de sol activés par l'énergie solaire. L'écologie étudie le tout, la biologie étudie les constituants organiques du tout qui ne sont pas plus important que l'air, l'eau et le sol.

    De tous les éléments vitaux, le plus méconnu et bafoué est le sol. Les mécanismes de formation du sol fertile sont connus sous le mot de pédogenèse, un mot récent donné à la suite de recherches sur les branches de feuillus climaciques (chêne, bouleau jaune, tilleul, hêtre, frêne…). En faisant cette recherche, nous avons appris que les petites branches contiennent plus de protéines entre autres que le bois de tronc et nous avons mis des mots pour les décrire (bois raméal et bois caulinaire). Nous parlons maintenant d'humification pour dire la transformation des branches et petites racines en humus. Comme l'hiver qui n'était pas nommé avant Louis-Edmond Hamelin, nous avions peu de vocabulaire pour parler de nos forêts.

    Nous habitons tous une même planète Terre! Par conséquent, le citoyen des villes doit à tout prix devenir conscient des préjudices dont lui aussi fait les frais. Il lui faut se réapproprier et exprimer sa responsabilité politique, face aux problèmes de la forêt, de l'air et du sol fertile. Ce faisant il ne doit pas oublier de s'occuper du même coup de sa forêt des villes, forêt qu'il devrait pouvoir être en mesure d'apprécier et de côtoyer à l'intérieur du territoire urbanisé de son milieu de vie courant et qui disparaît à vue d'oeil elle aussi.

    Si nous prenons position pour la vie, avec amour, passion et respect, nous ferons une différence. Personne ne peut détruire notre amour et notre engagement pour la planète Terre. Et avec l'amour, tout est possible. L'abondance de la Terre comble tous nos besoins. Sentons notre connexion avec toutes les facettes de cet Univers - la Terre, l'eau, le ciel, les plantes, les animaux, les esprits et les autres êtres.

    L'humanité est à un moment charnière de son évolution et, si nous continuons notre course effrénée, presqu'au seuil de la sixième extinction. Nous pouvons choisir de périr ou bien de régénérer la planète. Si chacun de nous choisi d'être soi même, d'écouter sa voix intérieure, ici, maintenant et vivre ce moment comme un défi à surmonter et une expérience à vivre, nos coeurs seront plus légers et notre voyage une aventure triomphante. Sentons-nous reliées avec toutes les petites choses vivantes qui remplissent nos jours et nos nuits et aimons-les. Que les animaux et les fleurs, les arbres et les eaux, les étoiles et le soleil entrent dans nos rêves et se logent dans notre conscience.

    La vie est. Elle n’a pas besoin de significations cachées pour montrer sa beauté et son éternité. Le bonheur ne réside pas dans la torture de l’âme ou dans les confusions de la pensée, mais dans la capacité qu’à l’être humain – depuis les temps les plus reculés – de regarder les étoiles et de se laisser émouvoir. "

    Là où s’arrêtent les mots commence le monde de la nature et de la musique. La nature, comme la musique, suscite des états affectifs des plus diversifiés, et cela bien au-delà des barrières culturelles ou spirituelles. Quand on est malade, on pense que la santé est la chose la plus importante. De la même manière, c’est à la fin de sa vie que l'humain moderne comprend que tout est dans la nature. Une nature en santé, c'est comme une banque. C'est notre régime de retraite.

    La pensée est énergie. Elle peut être reçue dans d'autres mondes. Il n'y a pas de barrière galactique. Une planète est une entité vivante, avec sa propre conscience. Les planètes communiquent entre elles pour créer une relation harmonieuse dans l'univers. C'est à nous humains de s'accorder avec cette musique.

    L'attention est précieuse. Ce que nous soignons, ce que nous chérissons croît, fleurit et se ressème. Le monde est comme nous le rêvons. Nos rêves, nos actions et nos mains sont nos outils de régénération. Ce sont les leviers qui servent à créer un monde digne de la famille humaine et digne de toute vie.

    Aimons l'air que nous respirons aujourd'hui.

    Aimons l'eau que nous devons boire aujourd'hui.

    Aimons le sol fertile qui nous donne ces beaux fruits et légumes.

    Aimons les forêts qui nous donnent l'oxygène, l'eau et le sol.

    Aimons les abeilles et les bourdons qui pollinisent toutes ces plantes qui arrivent sur notre table.

     

    January 12

    Le brf ou le bonheur rural avec la forêt !

    ..Héhé...une petite phrase inspirée par notre cher Jacky Dupety..bon,
     
    Pour tout savoir sur
     le Bois Raméal Fragmenté, Le BRF
     
    ou cultiver sans eau !
     
     
    Aggra, Association belge dédiée au brf.
    17 rue W. Kuhnen, 1030 Bruxelles, Belgique.
    tel : 00 32 44 86 35 52 46
    fax : 00 32 85 27 46 11
    courriel : aggra@skynet.be et benoit@aggra.org
    site : http://www.aggra.org/
     
     
    Groupe de coordination des bois rameaux fragmentés
    Faculté de foresterie et de geomatique
    Pavillon Abitibi-Price
    Université Laval
    Québec, Québec
    Canada, G1K 7P4
    Tél.: (418) 656-2131 poste 2837
    Télécopie: (418) 656-3177
    courriel : Gilles.Lemieux@sbf.ulaval.ca
    site : http://www.sbf.ulaval.ca/brf/default.htm
       
     
    CTA centre de technologies agronomiques
    rue de la Charmille, 16
    4577 Strée
    Belgique
    tel : 085.274611
    fax : 085.512706
    Directeur : Christian Marche
    Responsables du projet : Christian Marche, Gaelle Warnant, Benoit Noel.
    courriel du CTA :  noel.benoit@skynet.be et/ ou cta.stree@tiscali.be
    site : http://www.ctastree.be/index.htm
     
     
    David Sanchez Comité Jean Pain Madagascar, projet brf en Afrique
    BP 1285
    Fianarantsoa 301
    Madagascar
    tel : 261 20 75 504 05
    courriel : cjpm@dts.mg ou cjpm@wanadoo.mg
    site : http://takelaka.dts.mg/cjpm/index.html
     
     
    Jacky Dupety cultivateur en brf
    Ferme du Pouzat
    46320 Livernon
    tel : 05 65 40 46 98
    courriel : dupety.family@wanadoo.fr
    site : http://fermedupouzat.free.fr
     

    Jacques Hébert, cultivateur et précurseur du brf :
    594, Georges Muir
    Charlebourg, Québec
    Canada G2N 2H2
    tel : 418 849 7609
    courriel : jhebert@mediom.qc.ca
    site : http://www.nexcity.com/go/jardins.html
     
     
    Et Stéphane Groleau, cultivateur bio végétalien et detective ogm  !
    http://action.web.ca/home/gpc/alerts-fr.shtml?x=75121&AA_EX_Session=4c3fe144a00622e86dadb61d930b02dc
    1177, boulevard de la montagne,
    St Casimir, Quebec G0A 3L0
    Canada
    tel : 418 339 2697
    courriel : vegeculture@yahoo.ca
    site : http://www.vegeculture.net/
     
    J'en profite pour saluer le travail de Stéphane Groleau celui sans qui je n'aurai jamais connu peut être le BRF et qui m'a permis d'aller passer 6 mois au Québec. Cet homme est de grande qualité de coeur et particulièrement efficace. Merci VegeStef ! Si seulement...plus d'hommes comme toi, svp 22...
    Voici son dernier ouvrage, un mega dossier sur la forêt dans la revue québécoise ecolo Biobulle 
     
     Biobulle #64 (Décembre 2005/Janvier 2006)
    Dossier d'arbre et de forêts, par Stéphane Groleau
     
    Pour discuter et échanger sur le brf aller sur le site  http://www.onpeutlefaire.com
    qui  a d'ailleurs consacré un dossier sur le sujet. Dans le forum au "coin jardin", j'y ai lançé un fil de discussion très actif depuis quelques mois...
     
     
    November 30

    "L'humus c'est le mot humanité"

    Salut, A LIRE IMPERATIVEMENT
    A ceux qui se sentent concernés par l'avenir de notre planète, je vous invite à lire ce document qui dénonce l'attitude et fait des rappels historiques surprenants.
    Cela ne prendra que quelques minutes pour le lire.
    Voici quelques extraits pour donner le gout de lire ce texte :

    Rencontrons Claude BOURGUIGNON Microbiologiste des Sols
    http://pmo.erreur404.org/ClaudeBourguignon.htm :

    ....10% des sols sont pollués par des métaux lourds. 60% sont frappés d'érosion. 90% ont une activité biologique trop faible et en particulier un taux de champignons trop bas. Idem dans le monde. ...

    ...le sol héberge 8O % de la biomasse vivante du globe...

    ...L'Inra a rejeté en bloc l'agriculture biologique, bio-dynamique, sans l'avoir jamais étudiée ! C'est une faute professionnelle grave de la part de cet Institut face à la déontologie scientifique....

    ..."curieusement", la grande majorité des agronomes ne connaissent rien à la microbiologie des sols. Parce qu'il n'y a pas d'enseignement....

    ...Pour eux, sans engrais chimiques, sans NPK, c'est la mort ... du sol ! Pour eux, le sol est d'ailleurs un simple support inerte sur lequel il suffit de répandre des solutions chimiques magiques ! Alors que le fondateur de l'agriculture chimique, Justus Van Liebig n'a jamais dit ça. On a mal interprété ses paroles. Ses écrits ont été complètement déformés par l'industrie des produits chimiques....

    ...Justus Van Liebig avait pourtant rappelé que la boîte de conserves de Nicolas Appert était une nourriture militaire, pour temps de guerre, d'épreuves, transitoire mais nullement préférable à une nourriture fraîche.
    CB : Oui, de secours. D'ailleurs que l'on ait extrait de l'huile à chaud pendant la dernière guerre mondiale, parce qu'on n'avait pas d'huile à donner aux Français, on comprend tout à fait. Mais que les huiliers aient gardé le procédé d'extraction à chaud alors que c'était interdit avant la guerre, là c'est scandaleux. Là, ils font de l'argent sur le dos des gens et cela ne correspond plus du tout à un problème de survie. C'est devenu un problème de gros sous...

    ...Entre les deux guerres, on préconise 20 à 30 kilos d'azote à l'hectare. On ne viole pas les sols. Les rendements augmentent de façon spectaculaire. Et puis la loi du commerce augmentant, on est passé à 50, puis 100, et maintenant on en est à 248 kilos d'azote à l'hectare Aujourd'hui, c'est du délire...

    ...Et comme ce sont les firmes qui font les engrais, les pesticides, et qui ensuite font les médicaments. Alors pour les gens qui mangent ces plantes carencées ce n'est pas prêt de s'arrêter. D'autant que les marchands d'engrais ont des marges de plus en plus faibles sur leurs engrais et que les vraies marges, c'est sur les pesticides et les produits phytosanitaires qu'ils les font. Donc, ils n'ont pas du tout envie, pas du tout du tout, que cette manne s'arrête. Rééquilibrer nos sols, rééquilibrer nos plantes, ça voudrait dire aussi baisser les charges de Sécurité Sociale dans les sociétés occidentales. Ce que personne ne veut voir ! Parce que toute l'industrie pharmaceutique est là . Absurde....

    ...Tout ce que les écologistes sérieux ont avancé depuis trente ans se vérifie aujourd'hui. Nous jouons à l'heure actuelle l'avenir de notre civilisation...

    ...L'Occident va s'écrouler parce qu'il n'y a plus de critiques, plus de remises en cause. Et nous allons mourir comme toutes les civilisations par destruction des sols. Comme l'empire romain, les mayas...

    ...L'humus c'est le mot humanité....

    Et là un passage remarquable :
    ...Les gens ne veulent plus savoir qu'ils mangent la mort d'un animal. En conséquence, on leur propose une espèce de viande carnée, congelée, mise en sachet dans un bac. Les poissons ? Ils sont déjà panés. Les abattoirs sont présentés comme très hygiéniques. Les bêtes n'y souffrent plus... Il n'y a plus la moindre trace de meurtre. La personne peut donc manger la viande comme si c'était de la purée. Elle n'a pas l'impression de participer à un crime. Le steak haché type hamburger il faut beaucoup d'imagination pour rapprocher cela de la viande. Donc l'homme se sent complètement déculpabilisé et à ce moment il peut accepter que les bêtes soient élevées comme elles le sont : dans des camps de concentration absolument monstrueux. J'estime que tous les lycéens de France devraient aller voir au moins une fois comment on traite les cochons, les poulets, les veaux, etc. dans l'industrie intensive. Et ils devraient aller ensuite visiter un abattoir. C'est très impressionnant de voir des bêtes qui arrivent vivantes et qui, en moins de 15 mètres,
    sont déjà complètement saignées. La vitesse de transformation de la bête vivante.

    C'est extraordinairement choquant !
    Sans faire du passé un âge d'or, la notion de fête est perdue. Autrefois, la mort d'un animal était rare et festive. L'animal était un compagnon et sa mort était vécue, acceptée, transcendée, transformée par un acte touchant la vie et la mort. La source du sacré. L'animal était complice de la vie de l'homme, lorsque ceux-ci entretenaient un rapport d'amour respectueux de la nature. Maintenant la viande est devenue un produit totalement banal et pour pouvoir donner de la viande de façon banale à tout le monde, tous les jours de la semaine, on fait des camps d'élevage atroces. Les bêtes sont piquées tous les jours. Si on ne pique pas les cochons industriels aux tranquillisants ils meurent de crise cardiaque, etc. Ce qu'on arrive à faire dans les élevages industriels, c'est à vomir. A vomir. Et c'est accepté en toute impunité de la science, de l'hygiène, de la technologie. Vous savez je pense qu'une société qui traite la vie comme cela ne peut pas se traiter elle-même correctement. La société fait des guerres propres. C'est comme l'agriculteur qui passe dans son champ avec ses produits de mort à 400 grammes l'hectare. Après il a un champ nickel-chrome. Il n'y a plus un seul coquelicot pour le blé. Plus une mauvaise herbe. Propre. Rationnel. Enfin quelque chose de propre ! La mort est d'une grande beauté...

    ...On a cru qu'en vendant des engrais aux Hindous et en mettant des variétés à haut rendement, on allait régler le problème. On a érodé des millions d'hectares aux Indes depuis les années 70 par les techniques dites de la Révolution Verte. Les résultats de cette Révolution Verte qui a valu à son promoteur, Norbert Borlaug, un prix Nobel, s'annoncent aujourd'hui en toute clarté : des millions de vies exterminées par cette Révolution Verte...

    ...La seule chose qui puisse sauver l'humanité des grandes catastrophes c'est l'agriculture biologique & la biodynamie. L'Amour. Un nouvel Art de la Science. Le Bon Sens....

    ...Il faut :
    a) Replanter des haies en maillage de 20 hectares.
    b) Reboiser les zones sensibles.
    c) Gérer la matière organique des villes à part des gadoues industrielles afin de pouvoir remonter le taux de matière organique des sols...

    ...La grande fracture dissimulée là par toute notre histoire culturelle est le rapport à la Terre, à la Femme. La Terre a besoin de respect. La Terre manque de bras pour être cultivée avec le soin qu'elle demande mais hélas les hommes ne veulent plus la travailler car être paysan est devenu dégradant. La destruction des sols agricoles est le problème majeur auquel l'humanité va être confrontée au siècle prochain. Il faut arrêter l'érosion des sols cultivés.
    L'urgence de l'urgence c'est la vie des sols..


    November 25

    agriculture sans eau

    " LA TERRE EST COMME DU PAIN,
    LE BOIS RAMEAL FRAGMENTE C'EST DU LEVAIN ! "
    Jacky Dupéty
     
     
    L'entrevue avec Jacky Dupéty agriculteur dans les Causses et pionnier en France de l'agriculture sans eau.
    samedi  oct 2005  
     France culture emission "Terre à Terre" diffusée tous les samedis de 7 à 8h.
    Attention, l'emission n'est archivée que 2 mois !
    Je l'ai enregistrée pour ceux qui sont interréssés
     
    Le bois raméal fragmenté est LA SOLUTION
    AGRICOLE, ECOLOGIQUE, ENVIRONNEMENTALE, SOCIO-ECONOMIQUE,
    PHILOSOPHIQUE !
     
    LE
    TOUT
     EN
     UN
     
    Inspiré à l'homme par la Foret, ce procédé nous vient du Québec, il est PARFAIT en tous points.
     
    Voici un forum ou Jacky Dupéty passe quelques fois pour parler du sujet :
     
    Et comme a dit un jour Tocyob apres avoir fais connaissance du procédé et de ses résultats :
    " on est face à une grande découverte du même ordre d'ampleur que lorsqu'on à découvert que la terre n'était pas plate mais ronde "
     
     
    " L'arbre est la source de la fertilité " dicton africain
     
    A SUIVRE...
     
    July 11

    Jacques Hébert et son jardin en bois rameal fragmenté

    Jardins vivaces de Jacques Hébert

     à Charlesbourg

    Québec
     

      Au bas de l’allée d’arbres, on aperçoit tout d’abord un panneau de bois gravé «  Jardins de vivaces ». Apparaît ensuite, de magnifiques couleurs sous la pluie battante d’un début de juin frais et humide. Quel spectacle enchanteur de voir toutes ces plantes, arbustes offrant leur palette de tons et senteurs. Jacques Hebert, le jardinier concepteur et créateur de ce havre de paix, nous accueille et nous présente son petit domaine d’un hectare.

       A l’orée de la forêt, cet homme a ensemencé ce jardin voila 7 ans. La création d’un plan d’eau fut la première ébauche de son installation sur fond de permaculture. Pour préparer ces plantations sur cette terre argileuse de climat classé en zone 5, cela a nécessité sur son idée, d’un apport de terre et de composte de feuille la première année. Inspiré par les buttes autofertiles, il décide de les monter plus basses afin de limiter les pertes en eau. Un épandage de bois raméal fragmenté et le tour était joué.

       Ainsi était né ce petit coin de paradis ou poussent désormais quelques 3000 variétés ornementales sans jamais pratiquer, ni labour, ni traitements, ni arrosages, ni désherbages. Elaboré dans les règles de l’art, le jardin est entouré de haies de toutes sortes afin de créer, en plus de la mare, des refuges et réserves aux insectes, animaux et plantations, créant ainsi un écosystème riche de biodiversité.

      Aujourd’hui, le terrain est tellement enrichi de biomasse et de vie, qu’il est passé en zone 4 et des végétaux qui habituellement ne pousseraient pas dans cet environnement, croient et se développent majestueusement avec une grande vitalité.

      Sur aucun espace la terre n’est laissée a nue. Une fine couche d’un centimètre de BRF recouvre également les allées. L’épandage est renouvelé une fois par an.

    Par endroits, au travers de ces vaillantes vivaces, poussent des champignons, rien a voir avec ceux qui se développent a quelques centimètres dans le sol, les fameux Basidiomycètes ( appelés grossièrement pourriture blanche ) pullulent dans ce sol fertile.

    En effet, ce champignon est le gage de la resussite pour améliorer la structure d’un sol. Ils sont les principaux micros organismes capables de digérer la lignine du bois, recyclant et aidant les végétaux à absorber et assimiler l’eau et les substances nutritives en formation dans le sol. Ils sont le point de départ de la chaîne trophique avec les bactéries, suivies des insectes. Générateurs d’antibiotiques naturels, les cultures sont protégées des parasites et maladies.

      Grâce a la lignine du BRF, la température est stable et moyenne, le PH est neutre, l’humidité vitale constante. Plus besoin d’irriguer ni d’engraisser.

    En même temps que se font les échanges entre ce monde grouillant de vie, de la terre se créée ! Source alimentaire pour tous les êtres vivants, l’harmonie est établie.

     

       Autodidacte précurseur, Jacques Hébert a débuté ses expérimentations en  1979. Travaillant alors auprès d’Edgar Guay, attachés au ministère des forêts de Québec, sur l’idée de recyclage des déchets forestiers, étaient nés les bois rameaux forestiers.

    Aujourd’hui équipé d’une broyeuse, il transforme le BRF et prépare de la litière forestière sur place, et tout a chacun, peut venir se fournir chez lui ainsi qu’en plans de vivaces, récoltés au moment de l’achat.

    Jacques s’essaye aussi à créer de nouvelles variétés et prévoit désormais d’étendre ses cultures à du maraîchage et alimentations du bétail.

     Végétarien, autonome, humble et sûr de lui, cet homme déterminé est à l’origine de tout un mouvement philosophique ou la conception du respect de la vie prend toute son ampleur.
     

      Ce jardin est la preuve vivante que nous avons les moyens simples, efficaces de régénérer le cercle de la vie. Celui la même, actuellement en péril a cause de politiques agricoles productivistes ou l’artificiel a pris la place du naturel. Comme le dit l’adage : «  Chasses le naturel, il revient au galop «, les Jardins de Vivaces de Jacques Hébert, directement inspirés de la forêt, source de vie de notre planète, en sont le parfait exemple et même plus, ce sont des références au « chant des possibles ».

    Savant mélange de permaculture, de jardins autofertiles et de bois raméaux fragmentés, ils sont à l’image de la nature originelle. Un véritable reflet qui prouve une fois de plus que le renouveau existe malgré les ravages écologiques dramatiques qui menacent la survie planétaire. A commencer par le problème de l’eau.

    Ces jardins touchent au cœur et pour ceux qui auront la chance de les visiter, la sérénité qui y règne laissera un souvenir incommensurable.
     

    Jardins vivaces de Jacques Hébert

    594, Georges Muir, Charlesbourg, Québec,

    Canada G2N 2H2
    tél: 418-849-7609
     

    E-mail: jhebert@mediom.qc.ca

    Site intenet : http://www.nextcity.com/go/jardins.html